PRÉSENTATION DU PROJET
Max Lieberman est une artiste allemand qui est né en 1847. Ce Berlinois fait partie du mouvement des luministes allemands, au même titre que Lovis Corinth, et le Bavarois Max Slevogt. Il peint des scènes dans lesquelles le soleil joue avec les sujets et la nature. La Maison de retraite à Amsterdam en 1880 est l’un des meilleurs exemples de son art. Opposé au régime nazi, qui classe son oeuvre dans la catégorie de l’art dégénéré en raison de sa religion, Max Liebermann meurt en 1933, puis sa femme en 1943, échappant de peu à la déportation.
L’atelier de l’artiste tombe alors dans l’oubli, dans les décombres du Berlin détruit par la guerre.
De nos jours, une association berlinoise assure la promotion de sa mémoire et a eu l’idée de faire revivre son atelier et son appartement en 3D, en volume et en réalité virtuelle.
Museo3D a été chargée par Joris Demnard de la société française IkonoSpace de faire renaître tous les objets de ce projet. Le défi était important : il y avait plus de 120 objets de toutes tailles et de tous types à réaliser. Des chaises, des tables, des canapés, des armoires. Ils étaient complexes car variés. Le projet s’est étendu de mai à septembre 2019 avec une équipe de spécialistes pluridisciplinaires pour s’assurer de la qualité technique et de la véracité historique. Car là était bien la difficulté : il ne reste que peu de traces du studio, seulement de vieilles photos en noir et blanc mais aussi des tableaux de Max Liebermann illustrant son atelier. Ce précieux matériel, prêté par l’association berlinoise, a nécessité un long travail d’interprétation et d’analyse. Parfois ces objets étaient incomplets, dans ce cas, Museo3D a réalisé des recherches pour s’approcher au mieux de la réalité afin de les reproduire au mieux en production 3D. Marc-Antoine Florin, architecte et designer, a été associé à cette réalisation, de manière à traduire sans trahir la réalité de l’appartement de Max Liebermann.
Museo3D utilise aussi la technique de la photogrammétrie pour réaliser une partie du travail sur les objets à réaliser. Cette technique, entièrement maîtrisée par l’équipe de production, permet de générer des fichiers 3D à partir de photos. Les objets ainsi obtenus sont ensuite améliorés afin de répondre le plus exactement à la commande.
Dernière étape : l’inclusion des 120 objets produits par Museo3D dans la scénographie du volume 3D par Ikonospace, de manière à atteindre un résultat d’un grand professionnalisme : l’atelier de Max Liebermann a resurgi de ses cendres, et dans ce monde virtuel, nous pouvons de nouveau marcher sur les traces de ce grand artiste, toucher du doigt sa lumière, frôler ses tables, et s’arrêter devant ses toiles. La technologie déployée par Museo 3D et Ikonospace permet de recoudre le temps avec la mémoire, et laisse imaginer de nouvelles réalisations participant à la sauvegarde du patrimoine et de la culture.
